Oups ! Je n’ai rien écrit en juin.
Parfois, il faut savoir renoncer à ses engagements. Prendre le temps ou reculer pour mieux sauter.
Le mois de juin a été plutôt compliqué (Euuuuuphémisme !) pour moi.
Entre crise existentielle, gros stress et perte de repères, j’ai creusé un mauvais sillon dont j’ai encore du mal à sortir aujourd’hui. Et avec la chaleur de ces derniers jours, j’ai eu l’impression de déterrer des patates chaudes !
Je ne sais pas si je fais, en ce moment même, ma crise de la quarantaine, mais je vous avoue que là, j’ai rarement vécu une traversée de désert aussi longue et difficile ! Et pourtant les crises existentielles, ça me connaît ! J’ai l’impression d’en faire une tous les 5 ans depuis presque… toujours en fait ! Tellement, ça fait partie de mon mode de fonctionnement. Mon cerveau ne s’éteint jamais (heureusement paraît-il !)
La conception et les travaux du projet touristique dans lequel je suis engagé me saturent complètement l’esprit ! Il y a définitivement trop de défis à relever au mètre carré ! Le hammam, le ciel de pluie. L’intégration de l’espace vidéo projecteur, nos casiers connectés et cet escalier qu’on ne saura qu’au dernier moment s’il rentrera dans son emplacement… Même l’artisan avec qui on travaille nous mène la vie dure… Bref, je crois que je suis à bout.
Je me sens essoré de l’intérieur.
Tout sec en dedans.
Une chips.
Voilà comment je me sens.
Une chips.
Même les choses habituellement plaisantes comme choisir le papier peint, le parquet, la peinture ou la déco sont presque devenues un calvaire !
Je ressens une lourdeur dans la poitrine, j’ai le ventre et la gorge noués. Bref, je suis en plein craquage et je dois encore serrer les dents pour essayer de maintenir les délais !
Alors oui, objectivement, le projet avance !
Peu à peu, on trouve des solutions techniques.
Mais çaaaaa meeee couuuute ! Vous ne savez pas à quel point.
Et on va pas se mentir non plus, je suis un piètre bricoleur.
Heureusement, la famille est là pour me soutenir et m’apporter un sacré coup de main !
Par contre, mon couple, lui, ne vit pas sa « best life ever » ! (Euuuuuphémisme bis)
La Névéria, notre future location atypique, prend toute la place.
On ne parle que de ça.
On pense, on vit, on dort, on compare, on achète, on s’engueule Névéria.
Nos sorties se résument aux enseignes de bricolage, à la recherche de fournisseurs et de devis. Et quand, je crois pouvoir prendre du bon temps, c’est pour aller analyser la concurrence !
Et je crois que c’est ce qui me peine le plus dans l’histoire !
Épiloguer des heures sur le meilleur revêtement possible pour le hammam, de la taille adéquate du carrelage, du prix au m2 carré du parquet… se coucher exténué, continuer de travailler jusque dans son sommeil, passer des heures sur internet pour solutionner ce qui ne va pas ou ce qui manque encore.
C’est simple, ma vie de couple s’est transformée en une réunion de chantier permanente !
On se distribue des tâches, on s’échange des factures à scanner pour la banque au lieu de partager temps calme et mots doux.
Enlevez-moi l’amour, la tendresse et la passion et je me vide de toute ma substance.
Je perds ma boussole, mon pourquoi et toute la motivation qui va avec.
Je me transforme en moins de temps qu’il ne faut pour le dire… en un truc fragile, trop salé et cassant.
Une chips quoi !
Je suis affamé de création !
Avec tout le paradoxe que cela soulève, à côté de tout ça, je n’ai jamais eu autant l’esprit à la création ! Rien à voir avec mes histoires de tuyauteries et de hammam, non ! (vous avez compris mon aversion pour les travaux ?) C’est une histoire d’huile sur le feu !
J’ai la tête qui déborde littéralement (littérairement ?) de mots, d’idées et d’émotions comme jamais !
Je suis en ébullition, quasi en éruption.
Mon esprit est sur le grill.
Je bosse même (quand j’y arrive) sur un projet qui m’anime au plus haut point ! C’est hyper frustrant ! Je n’ai qu’une envie : m’y consacrer à 100% ! Ne faire que ça ! Rien que ça ! Juste ça ! Je veux redevenir la personne que je suis vraiment ! Le gars marrant, positif, optimiste qui déborde d’idées, d’énergie et qui se dirige encore vers là où personne ne l’attend !
Je ne sais pas si c’est ma tentative de reconversion ratée (ma formation de soudeur). Ma récente prescription de lunette de vue pour voir de près (comme par hasard juste après cette même formation !). Ma recherche d’emploi difficile ou si c’est parce que je suis actuellement empêtré dans un projet qui me dépasse. Mais tout concourt à me recentrer et vite !
Le temps passe et il ne m’attend pas.
Voilà ce que cette période est en train de m’apprendre.
Je ne suis pas seulement fatigué.
Je suis affamé de création.
J’étouffe et je me dessèche lorsque j’arrête de créer.
J’ai absolument besoin d’écouter et de NOURRIR mon côté créatif !
Ça en est presque devenu vital ! Si je veux éviter l’implosion, que ma chips intérieure ne devienne trop molle et rance, je dois me rapprocher au plus vite des mots, de la parole, des émotions et de ma capacité à les transmettre !
J’ai aussi à cœur d’agrandir mon auditoire, de toucher un public plus large. J’ai envie de sortir de ma campagne, voir autre chose que mon petit nombril ou ma pomme de terre frite thermosta 10. J’ai besoin de partir à la rencontre des gens, d’échanger, de continuer à apprendre et de surtout faire ce que j’aime !
Si je n’ai pas écrit mon texte de juin, méa culpa. Sachez que, dès que j’arrive à trouver de vrais moments rien qu’à moi, je travaille ardemment sur un projet personnel dont je ferai tout mon possible pour que vous en entendiez parler !
D’ici là, courage à tous ceux qui traversent une passe difficile ! (et je parle pas de foot !)
Bel été à tous !






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